IBS : Monsieur le Préfet, l’heure est grave…

Monsieur le Préfet, 

L’heure est grave.

Nous ne pouvons plus tolérer la souffrance des salariés mahorais qui vivent chaque jour avec cette crainte de perdre leurs emplois, tout cela pour satisfaire les intérêts

des grandes entreprises internationales qui envahissent Mayotte pour en retirer de somptueux bénéfices.

 

Toujours le même discours, on prend tout et on ne laisse rien.

Toujours les mêmes promesses de développement et de création d’emplois, et puis plus rien.

On prend les bénéfices et on laisse les mahorais et les mahoraises sur le bord de la route qu’ils ont eux-mêmes contribuer à réaliser.

Aujourd’hui, c’est une entreprise locale, familiale, présente à Mayotte depuis plus de 20 ans, et ses 350 salariés et sous-traitants qui se retrouvent être à la merci du groupe VINCI qui n’en a que faire

de la population mahoraise.

 

Y a qu’à voir l’eau que l’on paye à prix d’or à VINCI.

L’eau la plus chère de France à cause d’un monopole de fait. Et on veut que l’histoire se répète. Cela devient une accoutumance.

Créer un nouveau monopole dans le secteur des matériaux de construction. On aura le choix entre COLAS ou VINCI, c’est-à-dire aucun choix.

L’entente entre les deux sera de mise comme ailleurs pour faire que les mahorais crachent au bassinet l’argent qu’ils n’ont pas.

Fini les promotions, les remises de prix, les délais de paiement. Il Faudra payer, cher, très cher pour avoir un toit. Et tout cela va rapporter à qui ?.

Pas aux mahorais !.

Pour le carburant, on a déjà le choix entre TOTAL et TOTAL.

Cela suffit !..

Nous lançons un appel aux autorités préfectorales, à nos élus, aux parlementaires, à tous ceux qui défendent la cause des mahorais, pour qu’ils aient pour une fois à cœur de s’investir réellement pour la sauvegarde de nos emplois, et faire en sorte qu’une solution soit trouvée rapidement pour sauver les salariés d’IBS et leur entreprise.

Nous ne laisserons pas faire n’importe quoi n’importe comment.

Les décisions de justice doivent certes être respectées, mais le droit de vivre des mahorais aussi.

Mayotte et les mahorais ne sont pas à vendre aux profits des multinationales !

 

Source : Courrier Lecteur

le 09 Août 2019

Mise en forme : YKK..    – E_mail : contact@france-mayotte.fr

Photo entête : (*) Jean-François Colombet, le nouveau Préfet de Mayotte

 

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